Il ne fait pas bon être motard sur ce Dakar 2022 lorsqu'on se trouve sur la route de Giniel De Villiers. Le sud-africain a été impliqué à nouveau dans un accrochage avec un motard, il a roulé sur la moto à la réception d'une dune.

Après avoir écopé d'une pénalité de 5 minutes pour avoir heurté un motard et pour non-assistance à ce dernier, le sud-africain était dans le collimateur des commissaires sportifs. Malheureusement pour lui, à la réception d'une dune, il a écrasé un autre motard.

De Villiers écope de 5 heures de pénalité

Convoqué par les commissaires sportifs pour s'expliquer Giniel de Villiers a donné sa version des faits.

Nous n'avons pas entendu de signal d'alarme de la "Sentinel" (l'avertisseur sonore pour éviter une collision). Nous avons aucun doute là-dessus, nous n'avons reçu aucun signal. Le problème est que le bouton du Sentinel se trouve sur le plancher du côté du copilote. Pendant l'étape, les pieds du copilote sautent d'avant en arrière et peuvent facilement appuyer accidentellement sur le bouton.

Quand nous avons franchi la dune, nous avons vu le motard et je l'ai évité pour ne pas le blesser. Au pied de la dune, nous nous sommes assurés que le motard n'était pas blessé. Nous n'avons pas eu l'impression de heurter la moto lorsque nous avons atterri. Puis nous avons continué, nous sommes très gênés que quelque chose comme ça arrive. Nous nous excusons beaucoup pour cet incident. Nous sommes également prêts à compenser le coût pour reconstruire la moto.

Heureusement, le pilote n'était plus à proximité de sa moto et n'a pas été blessé. Cependant, la moto est détruite. Ce mercredi soir, M. de Villiers a rencontré le pilote au bureau du jury de la FIM et a conclu un accord selon lequel M. de Villiers couvrira le coût de remplacement de la moto détruite. En outre, M. de Villiers versera au pilote les frais d'inscription au Rallye Dakar 2023. Le pilote a déclaré qu'il était très satisfait de cet accord.

Le système Sentinel (système de communication entre voitures) est essentiel pour la sécurité du pilote et pour celle de tous les autres concurrents du Rallye Dakar. La sécurité est l'une des préoccupations majeures de la FIA. Elle reste un enjeu majeur et la FIA s'engage à faire tout son possible pour protéger, entre autres, les pilotes. L'équipage a l'obligation de réagir au signal du système Sentinel pour éviter tout danger pour lui-même et pour les autres.

Les commissaires considèrent le comportement de l'équipage comme une infraction au règlement qui doit avoir des conséquences. Étant donné que Giniel de Villiers s'est arrêté auprès du pilote, qu'il s'est excusé et qu'il paiera les dommages causés, les commissaires considèrent qu'une pénalité de temps (5 heures) est nécessaire mais aussi appropriée. Ainsi, 4e au général à l'issue de la quatrième étape, le sud-africain est renvoyé dans les abysses du classement.